Montréal Ouvert – Première Réunion – Compte Rendu

Auteur: 
karl

La première réunion de Montréal Ouvert a été un succès. Le sujet : « Les données de la ville de Montréal. » Je ne sais pas ce qui était le plus encourageant la chaleur des discussions, l’envie de faire bouger les choses ou la grande diversité des personnes présentes. En effet, nous étions tous d’horizons différents étudiants, chefs d’entreprises, employés de la ville de Montréal, chercheurs, programmeurs, géologues, consultants, spécialistes de la visualisation de données, journalistes, bibliothécaires. Tous étaient là pour participer.

Objectifs de Montréal Ouvert

Les fondateurs de Montréal Ouvert ont présenté les objectifs de l’association.

  • Favoriser l’émergence d’une motion de la part de la ville de Montréal à propos des données ouvertes
  • Aider à la mise en place d’un portail d’accès aux données
  • Aider à l’émergence d’une API pour accéder ces données
  • Aider à la définition des standards et de la politique de conservation de ses données

L’objectif pour Montréal Ouvert n’est pas de créer une plateforme mais de supporter une motion qui permettra à la ville de budgétiser une plateforme.
La motion devra être courte et synthétique.

La ville de Montréal et ses données

Il y a aujourd’hui de nombreux débats dans la ville autour des données ouvertes. Il existe cependant des barrières d’accès à ses données. Certaines sont conservées dans des documents PDF, difficilement accessibles. La source, le format et les licences d’utilisations sont la plupart du temps non ou mal définies.

Il y a définitivement un intérêt des employés de la ville tels qu’ils l’expriment à cette réunion. Cela ne suffira pas à ouvrir les données. Il y a vraiment besoin d’une politique générale. Montréal Ouvert se veut non partisan et recherche le support de toutes les tendances politiques siégeant à la ville. Une politique de données ouvertes est souvent intimidante pour les décisionnaires, car les conséquences sont mal connues, identifiées.

On oublie souvent que la ville peut avoir des difficultés à accéder ou échanger ses propres données entre les différents services ou municipalités. La collecte des données et la transmission n’ont pas toujours des formats normalisés qui rendent difficile l’utilité du partage. Certaines données à l’interne ne sont ni documentées, ni interopérables.

Si tous les développements sont partagés, ils permettent à d’autres villes de bénéficier du travail déjà réalisé. Il est également recommandé pour certaines villes de mettre leurs efforts en commun.

Besoin de cas d’utilisations

Afin de convaincre la ville, il est nécessaire de monter des cas d’utilisations, de collecter des cas concrets comprenant les coûts et bénéfices que cela a entraîné. Il y a des exemples comme au Danemark ou en Catalogne qui sont relativement bien documentés.

Besoin d’inventaire

Il serait bon de faire un inventaire des données existantes de la ville de Montréal. Cette initiative implique des ressources humaines et une grille d’analyse. Il est également nécessaire d’avoir le retour des implémenteurs. Quelles ont été leurs difficultés ? Qu’est-ce qui a marché et n’a pas marché lorsqu’ils ont utilisé les données de la ville de Montréal.

Les craintes

Parfois la ville peut être frileuse de partager les données car il manque du contexte autour de ses données. Des journalistes, des citoyens peuvent tirer des conclusions approximatives. Cependant, il est possible que la ville soit secouée par certaines analyses. Celles-ci deviennent alors partie du processus démocratique et redonnent l’action au citoyen.

Comment participer ?

Certaines personnes pendant la soirée affichaient leur volonté claire de participer, mais étaient un peu perdues quant aux actions concrètes à prendre. Je pense que le mouvement se structure et que les actions vont émerger petit à petit.

Une personne a mentionné que pour démontrer l’utilité des données ouvertes, il fallait créer des applications tout de suite, de ne pas attendre la motion. Ainsi même imparfaite et difficile à maintenir, cette première génération d’application permettra d’encourager la ville dans le bon sens comme cela s’est passé à Oakland ou à San Francisco. « Show, don’t tell » Une autre personne propose un concours de design autour des données ouvertes de la ville de Montréal.

Certaines données seront plus efficacement mises à jour et collectées par les citoyens. C’est une force que les citoyens peuvent offrir aux autorités de la ville, si la plateforme est disponible.

Il faut également en parler sur vos propres blogs, twitter, entreprises, etc. afin que l’idée se répande et soit un mouvement citoyen global.