La ville en vélo l'hiver

En tant que cycliste urbain 10 mois par année, je me sens un peu pénalisé lorsque je vois les employés de la ville retirer les supports pour verrouiller les vélos et fermer les pistes cyclables à la mi-novembre. D'autant plus que je sais que ces pistes cyclables ne seront pas remises en fonctions avant la mi-mai. Or, je serai en selle jusqu'à la fin décembre et dès le mois de mars. Ce n'est pas la température qui m'arrête de me déplacer en vélo, mais plutôt les conditions routières. (neige, glace, etc.)
Ma sécurité est mise en question pour le bien des portefeuilles de la majorité des contribuables, à savoir ceux qui se déplacent en voiture ou, espérons, en transport en commun. J'ai des raisons de me déplacer en vélo : par souci pour l'environnement, pour faire de l'exercise et pour économiser. Imaginez si tous les peuples de la terre se déplaçaient en voiture. À ceux qui répondent à ceci que le métro ne pollue pas car il utilise de l'électricité, eh bien je réponds que notre hydro-électricité n'est pas sans participer au réchauffement climatique, car la fermentation anaérobique des arbres noyés par les barrages dans le grand nord québécois crée du méthane, un gaz qui contribue beaucoup plus à l'effet de serre que le dioxide de carbone.
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